Episode #2. L’âcre baptême.

L’État français, dans ses efforts pour favoriser la création d’entreprise (un de ses dadas du moment), a mis en place différents dispositifs permettant aux heureux géniteurs d’accoucher dans de moindres douleurs de leur(s) création(s) par le paiement différé de certaines charges et cotisations. Quel beau cadeau.

Il est demandé aux futurs entrepreneurs de déposer une demande d’ACCRE (aide aux chômeurs créant ou reprenant une entreprise, mais d’autres populations peuvent aussi y prétendre) au moment des formalités de constitution ou dans les 45 jours suivant le dépôt du dossier d’immatriculation à la CCI / Chambre des Métiers compétente. Autant dire qu’il est préférable de déposer la demande d’ACCRE en même temps que le reste de ses papiers.

Et ensuite ? Ensuite, les autorités consulaires ayant charge de transmettre la demande d’ACCRE à l’URSSAF, il suffit aux non-élus d’attendre sagement la réception du courrier de refus de la demande pour être certains de ne pouvoir en bénéficier, et aux heureux élus d’attendre le lendemain du 30ème jour à compter de la date de dépôt sans notification d’avis défavorable pour se voir tacitement octroyer l’ACCRE.

C’est très beau, c’est très bien, mais c’est la version idyllique chantée en chœur par les sirènes de la création d’entreprise. Dans la réalité, il manque de l’huile dans les rouages.

La volonté éco-citoyenne de l’URSSAF d’économiser le papier (c’est la seule raison valable qui me vient à l’esprit) est mise à mal par les autres organes de ponctions sociales qui demandent une attestation papier de l’octroi de l’ACCRE pour pouvoir procéder au recalcul de leurs propres cotisations. C’est ballot quand même. Les néo-entrepreneurs doivent donc longuement consulter la Pythie l’URSSAF au coût modique de 0,118 € TTC/minute pour espérer se voir transmettre le laisser-passer.

Les documents ayant été déposés et transmis en temps et en heure, il suffit alors de retrouver le dossier, pourquoi tant d’acrimonie, s’interroge, outré, le lecteur ?

Parce que justement il suffit de retrouver le dossier. Et dans la besace de la Grande Ursse, c’est pire que dans une meule de foin.

J’ai eu l’extrême honneur de me voir ointe d’un nouveau prénom par les mains de l’URSSAF, et d’avoir de ce fait un dossier noyé à la naissance, pauvre fantôme hantant la mémoire des serveurs.

EPILOGUE de l’épisode : bon, comme il y a quand même des personnes compétentes dans ces services, mon dossier a été repêché au fond de la mer binaire.

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Episode #1. La faille temporelle.

Vous avez toujours pensé que le Tardis était la plus cool des machines à explorer le temps, l’espace, l’univers, et qu’il vous le fallait absolument ? Ou que maîtriser la Force était votre dogme ?

New Tardis

Mais si, au final, il existait un moyen beaucoup plus simple, et plus accessible, de réaliser ces ambitions (un tantinet irréelles, avouons-le) ? Et si, en quelques pas, vous parcouriez les événements à rebrousse-temps, et deveniez ce voyageur capable de manipuler le continuum spatio-temporel ?

Vous avez deviné ?…

OUI ! Il vous suffit d’accompagner la Grande Ursse dans son voyage !

2013 qui arrive après 2014, tout en étant scripturalement intégrée à sa successeur, un de ces hauts faits ordinaires de la Grande Ursse tellement… abasourdissants…

P.S. Puisque l’on parle de cabine téléphonique, une mise à jour sur le sort à venir de nos chers publiphones. Snif.

La saga de la Grande Ursse et de ses comparses. Préambule.

Où l’on tentera de relater, pour l’instruction des générations à venir, le cycle palpitant de la Grande Ursse, fille de Af, et de ses acolytes, Trésor Public, RSI, CIPAV, et de tous les autres protagonistes que son périple nous amènera à vous révéler.

Nous aurions pu intituler cette puissante épopée « le voyage vers l’Ouest » mais 1/ le titre est déjà pris, 2/ il tomberait mal au regard de l’actualité, et surtout 3/ des narquois seraient tentés de dire que ces incomparables héros (ceux de notre  saga, pas ceux du xī yoú jì) le sont déjà, à l’ouest.