En 2015…

Tic Tac...

Tic Tac…

… Ne laissez pas les Hommes en gris gagner. Encore.

Le temps est la richesse la plus précieuse.

Que 2015 vous rende maître et maîtresse de votre temps.

Meilleurs vœux !

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Oui, la traduction est un vrai métier. Billet d’humeur

Quand on lit ce type d’indication, on se rend compte du travail colossal qu’il reste à produire pour faire comprendre cette réalité bien simple : oui, la traduction est une profession à part entière, qui requiert une compétence spécifique et qui ne peut être pratiquée par tout le monde au petit bonheur la chance.

Il s’agit d’un avis de marché public pour des services de traduction :
« III.3.1) Información sobre una profesión concreta
La prestación del servicio se reserva a una profesión concreta: no »

La profession la plus adéquate restant tout de même les traducteurs. Quoi qu’on en dise.

« El no y el sí son breves de decir pero piden pensar mucho. »
Baltasar Gracián y Morales

La numérisation, ça a du bon

Vivant actuellement dans un département verdoyant et bucolique qui reprendra bientôt, on l’espère, son ancienne appellation de « Seine et Oise », histoire de réutiliser la signalétique encore existante un peu partout sur le territoire et ne pas entailler davantage les poches des contribuables, il est toujours intéressant de retrouver les antécédents en images de certaines villes devenues grandes, froides et impersonnelles.

C’est ainsi le cas de la ville des Mureaux, plus connue dans le reste de la France par certains faits divers que comme lieu de villégiature hautement prisé, et pourtant !

À l’origine petite ville tranquille, accueillant sur ses berges passionnés de voile parisiens, ce passé nous est dévoilé par une série de cartes postales que l’équipe de la médiathèque de la ville a eu la bonne idée de numériser.

Une autre série de cartes, toutes aussi riches de vagabondages – n’est-ce pas la bonne saison, la saison du Tour de France et des vacances ? – est désormais consultable en ligne sur Gallica.

Bon visionnage !

Seul au monde.

La vie est souvent riche d’enseignements et, ce qui est remarquable, c’est que ces leçons vous sont souvent imparties au moment où vous en avez le plus besoin.

N’étant pas une cinéphile acharnée, j’ai découvert il y a peu cette prestation en one-man show de Tom HANKS dans « Seul au monde ».

 

Seul au monde

Wiiiiilllllsssssooooonnnn!!!

Le visionnage de ce film est tombé à point nommé pour me remettre sur les rails, étant à ce moment-là en pleine réflexion de crise.

Tout entrepreneur passe par des hauts et des bas, notamment lorsque son action commerciale ne donne pas de résultats, ou lorsqu’il ne sait pas quelle action commerciale mener. Pour espérer bien (se) vendre, il faut savoir ce que l’on vend. Une évidence ainsi posée, une réalité moins évidente dans les faits.

Les situations vécues par le personnage de Tom Hanks – allant du désespoir au désespoir et à la détermination d’actions données – sont parfaitement transposables au créateur d’entreprise : que faire, comment le faire ? (Et à la limite : pourquoi le faire ?).

J’ai trouvé dans ce film une grande inspiration : quand vous n’avez rien à perdre, vous pouvez, vous devez, tout tenter.

Un message que véhiculent aussi les reportages de Bear Grylls, actuellement rediffusés sur RMC Découverte.

Pour mener son action commerciale, il faut être en mode survie : ne pas s’appesantir sur la dernière action effectuée, ne pas se lamenter sur les résultats non-atteints, ne pas tenir compte du découragement, ne pas ressasser l’échec, ça ne vous sert pas à avancer. On est quasiment dans l’action mécanique, il s’agit simplement de continuer à mettre un pied devant l’autre, avancer, avancer, avancer.

Et, mine de rien, cela fait un bien fou de redécouvrir toutes ces évidences et même d’en faire son mantra. Comme sur un vélo, le nez dans le guidon, dans une côte « Avance petit vélo ! » (oui, je parle à mon vélo…).  [parenthèse : quand on a le nez dans le guidon, on n’est pas très occupé(e), on est concentré(e) sur l’effort permettant de progresser. Quiconque ayant poussé sur les pédales le sait].

 

Bon, savoir ce que l’on veut vraiment vendre ne donne pas non plus forcément de résultats probants ni ne garantit un avenir plus brillant, mais au moins cela permet de se fixer un point sur la ligne d’horizon. Avancer.  Et si nécessaire bifurquer.

Une solution que l’on retrouve également à la fin du film qui est, elle aussi, parfaitement applicable à la plupart des êtres humains vivant dans des conditions normales : ne jamais oublier que l’on a souvent le choix entre plusieurs chemins, rien n’est fermé, rien n’interdit de changer de voie, ni de s’engager ailleurs.

Réseaux-lutions.

Un des grands conseils que lira tout entrepreneur lorsqu’il se lance dans l’aventure de l’entreprise est de s’appuyer sur ses réseaux, de se créer des réseaux, d’entreprendre en réseau, de voir sa vie en réseau. Il ne peut espérer réussir sans les réseaux. Point de salut hors de la matrice. Il faut absolument réseauter, c’est une obligation s’il veut voir son entreprise prospérer et grandir. Alors, bien sûr, on se dit qu’il vaut mieux suivre ce conseil censé nous permettre de mieux démarrer dans la vie entrepreneuriale, ou, à tout le moins, de ne pas partir sur un trop mauvais pied, et donc on s’efforce de penser réseaux.

L’accent est évidemment mis sur le fait que le levier professionnel n’est pas le seul à activer. Il faut également s’appuyer sur ses relations personnelles, amicales, ses contacts plus ou moins proches, plus ou moins éloignés. Réseaux en ligne et réseaux irl.

Sauf que.

Sauf qu’à un moment donné, face à un malaise persistant (peut-être lié à une incapacité chronique à l’utiliser à bon escient), se pose la question de l’utilité personnelle du réseau utilisé à des fins de jonction purement professionnelle : Qu’apporte-t-il vraiment, sur le plan humain ?

Les réseaux relationnels ont toujours existé et pesé dans les affaires professionnelles, des antiques réseaux d’influence, cours et courtisans aux lobbies modernes. Et, à n’en pas douter, un réseau sert (ou dessert) les buts professionnels. Pour s’en convaincre, il suffit de voir l’impact actuel des plates-formes de crowdfunding, le succès des pétitions et appels en ligne, la réussite de certains blogueurs, l’effet domino de certains contacts, etc.

Mais, la recherche de nouvelles connexions dans un réseau est rarement œuvre de désintéressement : il y a toujours en arrière-plan une volonté, ou au moins l’envie, d’obtenir un retour de l’appartenance au réseau, souvent matérialisé par une recommandation professionnelle, le summum étant l’obtention d’un contact qualifié. On va me dire que c’est humain, que toutes les interactions sociales se basent sur la promesse d’un échange. Réseaux professionnels ou pas. Certes. Nous faisons tous partie d’au moins un réseau, et nous accordons, du fait de cette racine commune, certaines de nos qualités aux autres membres (par exemple, sortir d’une même école donne à penser que des valeurs universelles sont partagées). Cependant, lorsque le nombre de ses accointances de réseau s’accroît, si on n’a jamais rencontré quelqu’un ou dialogué avec, comment le recommander valablement ? Ne reste-t-on pas, dans ce cas, dans le royaume de l’ouï-dire, des apparences ? Et, dans ce cas, quelle valeur accorder réellement à l’appartenance au même réseau que soi ?

Par ailleurs, l’utilisation des réseaux conduit à une certaine uniformisation et, il faut bien le dire, à un certain appauvrissement, des comportements et à cette course à l’instantanéité et au toujours plus : plus de contacts sur son profil (mettez le nom de la plate-forme que vous voulez), plus de lecteurs sur son blog, plus de, plus de. Tout de suite. Et c’est positivement effrayant. Aussi effrayant que de voir les même titres de style Upworthy se répandre d’un coin à l’autre de la planète, quelles que soient la langue, l’orientation idéologique ou politique, et la nationalité des media qui les utilisent.

Bien qu’étant parfaitement misanthrope, les rencontres désincarnées me chagrinent horriblement. Je préfère aussi, et de loin,  les rencontres interpersonnelles dictées par le hasard, que l’on prend le temps de mûrir si tel est leur avenir, ou qu’on laisse s’éloigner en leur souhaitant bon vent. Des contacts charnels qui offrent en premier lieu le plaisir d’un moment ou d’émotions partagés, l’enrichissement d’une nouvelle expérience, souvent liée à un nouvel éclairage sur soi-même. Des contacts humains tout simplement.

Alors, que faire ? Quelle attitude adopter ? Réseaux à tout crin, pas réseaux ?

Je crois qu’il faut utiliser les réseaux selon ses propres convictions et non pas en fonction de ce que d’aucuns affirment comme étant bon / valable / indispensable pour, afin de ne pas être en porte-à-faux avec soi-même et se retrouver dans une situation d’inconfort face aux réseaux.

Dans la vie, il faut avoir des principes et savoir y rester fidèle. Vivre avec autrui n’est jamais une obligation, vivre avec soi-même, si. Alors, oui, les réseaux sont nécessaires et utiles, mais rechercher à tout prix l’immédiateté de l’interconnexion des profils en ligne, c’est : 1/ oublier le facteur temps : pour apprendre à connaître, il faut du temps, toute bonne chose demande du temps pour grandir, s’épanouir et prospérer ; 2/ oublier qu’un réseau doit servir à partir à la découverte du monde, ie. la Terre, les gens.

Les réseaux ayant de la valeur sont les réseaux de contacts humains avec des êtres de chair et de sang avec lesquels on partage une émotion, même si ce n’est pas en face à face, pas des réseaux où l’on se met en relation avec d’autres personnes par le truchement d’intermédiaires, que l’on ne rencontrera peut-être jamais.
Ça ne mettra peut-être pas d’épinards dans l’assiette, ni d’oseille dans le panier, mais ce sera certainement humainement beaucoup plus enrichissant.